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Sujet du BEPC 2013 de français, avec corrigé

Le jour de l’examen, chaque candidat choisit un des 2 sujets de français. Les voici tous, tels qu’ils ont été donnés en 2013, avec le corrigé de la première question du sujet 1.

  • Durée : 2 heures
  • Coefficient 1
  • Noté sur 20
  • 2 sujets au choix

Ce que couvre le sujet

Sujet 1 : texte argumentatif
Sujet de réflexion — Une production écrite.
Sujet 2 : résumé
Questions — Le texte « La culture du désordre » : 3 questions. Un résumé de texte.

Comment le travailler

  • Le jour de l’examen, vous traitez un seul des 2 sujets. Prenez cinq minutes pour choisir, puis tenez-vous à votre choix.
  • Pour le résumé, respectez le nombre de mots demandé : il est vérifié.
  • Faites un plan au brouillon avant de rédiger : il évite les répétitions.
  • Lisez le texte deux fois : une fois pour le sens général, une fois crayon en main.

L’énoncé complet

BEPC 2013 · Français

Sujet officiel du BEPC 2013, Côte d’Ivoire (Zone I).

Composition française. Durée : 2 heures · Coefficient : 1 · 20 points.

Sujet 1 : texte argumentatif

Exercice 1 · PREMIER SUJET : Sujet de réflexion · 20 points

« Dans tout pays qui sort de crise, le rôle des médias est d'éduquer à la paix », affirme un journaliste.

  1. 1

    Dans un développement organisé et argumenté, vous étayerez cette opinion.

Le corrigé de cet exercice est offert, à la fin de l’énoncé

Sujet 2 : résumé

Exercice 1 · QUESTIONS · 6 points

DEUXIÈME SUJET : Résumé

La culture du désordre

Dis-moi comment se comportent les automobilistes sur les routes de ton pays et je te dirai quel niveau de développement vous avez. Lorsque vous visitez un pays, la route, ses usagers, les scènes que l'on observe tout au long du parcours sont autant d'indices qui ne trompent jamais.

Sur les routes de Côte d'Ivoire, regardez le visage des usagers quand ils conduisent, aucun sourire, le visage plissé, le regard inquisiteur. Tout le monde est sur ses gardes comme la sentinelle qui sait qu'une attaque sur ses positions est imminente. Il s'agit de la nouvelle guerre sur nos routes urbaines, nationales et internationales ; la guerre des Ivoiriens contre les Ivoiriens, sans couleur, sans ethnie, sans parti politique, sans région, sans religion.

On s'équipe en armement et en hommes pour enrayer la nocivité des groupes armés. Mais on ne prête aucune attention aux morts sans fin de la route. Mourir d'une balle ou dans une collision de voitures, cela fait-il une différence ? Le jeu est plutôt politique. Les investisseurs et l'opinion internationale s'inquièteront du meurtre d'un individu, suite à une attaque au centre d'Abidjan plutôt que du fait qu'un car a tué ses 50 passagers. Le gouvernement rassurera l'opinion en déployant des moyens supplémentaires. Il y va de la perception politique et économique internationale du pays. Pendant ce temps, l'hécatombe continue sur nos routes.

La culture du désordre s'est depuis longtemps installée sur nos routes. Elle n'a épargné aucune sphère de notre société. Les chauffeurs de taxi et de véhicules de transport en commun, même les forces de l'ordre utilisent la route dans le plus grand désordre. Les civils et les forces censés faire respecter la loi, la violent tous allègrement.

D'après Vincent Toh Bi Irie, article paru dans Fraternité-Matin, n° 14439
du mercredi 16 janvier 2013, page 3.

  1. 1.a

    1- Compréhension

    Identifiez le thème du texte. (2 pts)

  2. 1.b

    Reformulez la thèse développée par l'auteur à partir de ce thème. (2 pts)

  3. 2

    Vocabulaire

    Expliquez en contexte l'expression : « La nouvelle guerre sur nos routes ». (2 pts)

Exercice 2 · RÉSUMÉ · 14 points

  1. II

    Rédigez le résumé de ce texte de 296 mots au 1/3 de son volume.
    Une marge de plus ou moins 10 % est tolérée.

Sujet imprimé depuis scholio.tech. Les corrigés détaillés sont dans l’application Scholio.

Corrigé offert

Corrigé de l’exercice 1

La réponse

Plan possible.

Introduction — La presse, la radio, la télévision et aujourd'hui Internet touchent chaque jour des millions de personnes. Un journaliste affirme : « Dans tout pays qui sort de crise, le rôle des médias est d'éduquer à la paix. » Nous soutiendrons cette opinion.

Argument 1 — Les médias ont une grande influence sur l'opinion : ce qu'ils répètent finit par être cru. Ils doivent donc mettre cette force au service de la paix.

Argument 2 — L'histoire montre le danger des médias de la haine : au Rwanda, en 1994, une radio a appelé au massacre. Après une crise, les blessures sont vives : un mot de trop peut rallumer la violence.

Argument 3 — Une information vraie, vérifiée et équilibrée combat les rumeurs, qui nourrissent la peur et la méfiance.

Argument 4 — Les médias peuvent donner la parole à toutes les communautés et à tous les camps, et montrer qu'on peut débattre sans se battre.

Argument 5 — Par des émissions, des campagnes, des chansons, des reportages sur des gestes de réconciliation, ils enseignent le pardon, la tolérance et le vivre-ensemble.

Conclusion — Après une crise, les médias ont donc pour rôle d'éduquer à la paix. Cela exige des journalistes formés, responsables et respectueux de leur déontologie.

La démarche

  1. Introduction : partir d'un constat → rappeler la thèse → annoncer le plan.

  2. Pas de questions cette année : tout le sujet est la rédaction, sur 20 points.

  3. Développement : un argument par paragraphe, chacun suivi d'un exemple (une radio, une émission, une campagne).

  4. Conclusion : un bilan, puis une ouverture.

  5. Barème Scholio sur 20 (le barème DECO 2025 sur 14, agrandi) : structure 4 · pertinence 5 · cohérence 4 · vocabulaire 3 · enchaînement 3 · soin 1.

Les erreurs à éviter

Faire la liste des médias (journaux, radio, télévision) sans montrer leur RÔLE dans l'éducation à la paix.

Les corrigés complets des 2 sujets sont dans l’application

Dans Scholio, l’élève traite ce sujet en temps limité, comme le jour de l’examen. À la fin, chaque question est corrigée, avec la démarche détaillée. Il voit tout de suite où il a perdu des points.

Faire ce sujet dans l’application

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